Hommage à la 3e génération

4 juin 2019

Ce mois-ci sera à la fois un PORTRAIT DU MOIS et un HOMMAGE à Michel Lasnier, 3e génération de la famille Lasnier.

Un homme pour qui la nature est importante. Découvrez son histoire ici-bas :

 

SON PARCOURS

Michel Lasnier est dans l’entreprise depuis sa naissance. Il a donc occupé plusieurs postes : « Je travaille dans le verger depuis toujours. J’ai eu un seul autre emploi et c’est en hôtellerie comme serveur pendant 3 ans à l’âge de 18 ans. Malgré cet autre emploi, j’ai toujours travaillé au verger. J’ai fait tous les postes que ce soit l’entretient, l’arrosage, le taillage, l’emballage ou la livraison.

Au début, dans les années 1970, nous livrions nos pommes de porte en porte et on vendait entre un demi-minot et 3 minots par famille. À mon époque, il n’y avait pas tous les fruits que l’on peut retrouver aujourd’hui en épicerie et les familles étaient beaucoup plus nombreuses. Ça a bien changé depuis » dit-il en riant.

« Il faut dire que lorsque les femmes se sont mises à travailler, il n’y avait plus personne à la maison lorsque nous cognions aux portes et c’est ainsi que nous avons commencé à vendre dans les épiceries. De 1980 à 2008, nous vendions nos propres pommes emballées au Marché Rougemont. Donc, vous pouvez comprendre que pendant longtemps, mon rôle était d’emballer des pommes pour aller les porter à l’épicier. Jusqu’au jour où notre usine d’emballage prit feu en 1996. C’est à partir de ce moment que nous avons cessé d’emballer nos pommes à même notre entreprise. Maintenant, les pommes sont vendues, mais sont emballées par une autre entreprise qui les vend dans les épiceries. »

 

D’EMPLOYÉ À PROPRIÉTAIRE

« J’ai acheté l’entreprise à mon père en 1987, presque 10 ans après, l’usine d’emballage a brûlée et mes aspirations ont changées. Je voulais concentrer mes efforts sur autre chose, car l’emballage était un volet qui prenait énormément de temps. Dès lors, par passion pour la nature, j’ai voulu moderniser le verger avec des cultivars nains, qui prennent beaucoup moins de place sur les terres et donnent beaucoup plus de fruits qu’un pommier standard.

Avec cette nouvelle technique, de nouvelles possibilités s’offraient à nous. La vente de pommes à l’externe allait très bien, mais je voulais plus. Donc, nous avons ouvert un joli petit kiosque devant notre verger. En ce sens, nous avons décidé que notre Marc-Antoine, qui était un garçon très actif, allait vendre des pommes sur le coin de la 137 dès son jeune âge et ça a duré 10 ans » dit-il en s’esclaffant.

 

UN VENT DE CHANGEMENT

« J’ai consacré énormément de temps dans le verger et je crois avoir transmis ma passion à mon fils, qui a repris les rênes de l’entreprise en 2003. Je suis encore dans l’entreprise depuis toutes ses années, parce que mon amour pour la nature ne s’estompe pas, elle grandit chaque jour. Évidemment, je dois prendre ma retraite un jour, mais ces pommiers font parti de moi, je n’ai connu que ça, dit-il ému.

Il y a quelques années, Jean-Philippe Poulin est arrivé au verger pour facilité mon travail et nous avons rapidement compris qu’il ferait une excellente relève pour s’occuper de nos 30 000 bébés dit-il en riant. Ses idées et ses aspirations sont impressionnantes, car c’est quelqu’un d’intègre qui respecte la nature par des arrosages qui sont non chimiques ou des produits qui protège nos terres. Alors je suis d’autant plus heureux de savoir que mes enfants sont entre de bonnes-mains. »

 

SON AMOUR POUR LA CIDRERIE MILTON

« J’aime énormément le temps de la récolte, car c’est le résultat d’un travail acharné et pensé. Je suis un homme qui aime la nature et quand elle me récompense par un beau fruit rouge, je ne peux que l’aime davantage.

J’adore l’équipe qui s’est installé à travers les années. Je dois attribuer le mérite à Marc-Antoine qui s’est bien s’entourer et qui a un esprit rassembleur. Il a développé un marché que nous n’avions pas du tout percé et c’est celui du cidre. Je sens que la Cidrerie Milton va évoluer encore plus vite qu’elle le fait déjà.

Si on m’avait dit un jour que notre petit kiosque aurait le succès qu’il a à ce jour, je n’y aurais pas cru. Aujourd’hui encore, je suis impressionné que nos produits se retrouvent dans autant d’endroits différents à travers le monde. C’est lorsque nous avons commencé à vendre ailleurs que j’ai vraiment réalisé l’ampleur de la marque Cidrerie Milton. Mon souhait serait que la Cidrerie Milton ait d’autres vergers et d’autres produits dérivés de la pomme. Il n’y a jamais assez de produits fait à partir de la pomme, c’est si délicieux » dit-il souriant.

 

Cidre préféré : Cid Sorachi Ace Houblonné

Met préféré : Les pizzas maisons en menu midi

Tarte préférée : Tarte à la framboise

 

 

 

 

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